Question sur le bonheur #2

Dans cette catégorie d’articles, je réponds aux questions du ByGalaProject de Laetitia (clique sur les liens si tu ne connais pas).
Je reprends également mes réponses d’il y a quelques années pour les comparer.
Je t’invite bien sûr à répondre, toi aussi à ces questions en commentaire. ♡


En ce moment, je me rends bizarrement compte que je suis très heureuse.
Au delà du fait d’avoir énormément de chance puisque je ne suis pas malade, toute ma famille a la possibilité de rester à la maison et est en bonne santé, j’ai un toit, à manger autant que je le souhaite, de quoi lire, écouter de la musique, regarder des films ou séries, et beaucoup de confort, donc ça c’est une chance énorme en cette période.
Je me sens beaucoup plus apaisée et libre. Je crois que, depuis le début du confinement, il se passe quelque chose d’incroyable pour moi : J’arrive à être vraiment dans le moment présent. Et ça, c’est quelque chose que je croyais impossible.
J’avais même dû stopper ma lecture du livre -Le pouvoir du moment présent- d’Eckart Tolle, tant je me sentais frustrée et incapable de contrôler assez mes pensées pour vivre cette expérience.

Alors, je vais tenter de bien choisir mes mots pour qu’il n’y ait pas de mauvaise interprétation. Bien sûr, ce n’est pas la situation actuelle qui me rend plus heureuse, bien sûr que non. (bien que j’ai conscience de ma chance, je le répète, et du luxe que c’est d’être en bonne santé) Mais par contre, l’obligation de rester chez soi, qui, je le sais, est difficile pour beaucoup de gens, est pour moi presque un miracle.

C’est comme si je l’avais demandé à l’univers puisque je ressentais ce besoin depuis un bon moment. C’est comme si le monde se calait à mon rythme et c’est comme si ce que je souhaitais pour moi (oui, uniquement pour moi à la base) devenait la norme. Alors, rester chez moi, travailler à mon rythme, prendre mon temps, faire les choses plus intensément, en profiter pour une introspection, tout ça devient la norme. Et je ne me sens plus coupable de le faire. C’est maintenant normal… Ca me libère d’un poids énorme et ça me fait me rendre compte qu’en fait, je ne me sentais pas autorisée à vivre ce qui est bon pour moi, avant. Maintenant que ce n’est plus un choix, ça passe mieux.

Pourtant, tous les moments où je pouvais rester chez moi avant ce confinement, je les passais à faire exactement les mêmes choses. Et surtout, je ne faisais pas rien. Je travaillais sur mes projets d’écriture, je lisais, je m’instruisais. Mais parfois, je n’y arrivais pas, parce que j’avais ce sentiment de culpabilité : « Non tu n’as pas le droit de prendre tout ce temps pour toi et de faire tout ce qui te plaît, la vie c’est pas ça, c’est du travail, c’est se forcer à faire autre chose. » voilà ce que me disais ma petite voix intérieure. Et ça, elle l’avait entendu quelque part, par l’entourage, par un tas de petites remarques ou de regards qu’on portait sur moi. Par l’autre et SA réalité.
Alors j’étais bloquée, j’angoissais, j’avais parfois du mal à respirer…

Sauf que, finalement, ce qui est bon pour moi, c’est bien moi qui le sais. Et puis en plus, la décision de faire ou pas ce qui est bon pour moi, ce n’est pas aux autres de la prendre.

Pourquoi quand c’est devenu la norme pour tout le monde, alors j’arrête de culpabiliser ? Comme si je n’avais pas le droit d’aller à contre-courant pour mon bien-être. Comme si j’étais OBLIGEE de faire comme tout le monde et de me caler aux rythme DES AUTRES pour… Faire plaisir ? Rassurer ?


Alors que dois-je faire pour être plus heureuse ? Non pas être confinée éternellement. Mais plutôt faire les choix pour moi, prendre le droit de les faire, ces choix. Prendre le droit de vivre ma vie comme JE l’entends et pas pour faire plaisir. Si j’ai envie de tenter de vivre de mes passions et si mon travail ne semble pas un travail pour tout le monde, c’est MON « problème », c’est mon affaire, et ça ne regarde que moi.

M’écouter, agir pour moi, uniquement pout moi.
Ne laisse personne te dicter qui tu es ou ce que tu dois faire.


Le 30 mai 2017, je disais…
« Selon moi, le bonheur c’est de ne ressentir aucun poids, aucune boule au ventre, de se sentir simplement léger et apaisé, dans le moment présent. Oui en ce moment précis, je suis heureuse. »

Il faut savoir que j’étais en pleine convalescence après ma troisième opération du genou, donc… Obligée (contrainte ?) à rester chez moi… C’est le point commun à ce bonheur et je sais que c’est simplement que mon rythme était celui que je choisissais. Ce n’est pas une simple coïncidence. C’est ce dont j’ai besoin.


Et toi, es-tu heureuse ? De quoi as-tu besoin pour l’être ?

Justine.
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19 thoughts on “Question sur le bonheur #2

  1. Moi, ce qui me rend heureuse, là, à cet instant présent, c’est de te lire et de voir, une fois de plus, que dans tout drame, il y a l’opportunité de renaître à soi-même. Je te souhaite de continuer à toujours TE RENDRE HEUREUSE. Et tu es bien la preuve que ce ne sont pas les autres qui peuvent nous rendre pleinement heureux même s’ils y contribuent.
    Des bisous à distance 😘😘😘

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    1. Merci ma Nathalie…
      Merci de toujours si bien me comprendre.
      C’est exactement ça, ils y contribuent mais au fond, tout doit venir de soi. La preuve, justement, ce matin, je partageais sur Instagram un souvenir de toi, qui m’avait fait beaucoup de bien. Tu as contribué à mon bonheur et à mon apaisement, même si tout vient de ce que j’en fais, mais tu as eu ton rôle à jouer dans tout ça, comme quand je lis ce message qui me fait beaucoup de bien.
      Merci pour tout :’) ♡

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  2. J’ai tjrs culpabilisé moi aussi de faire des choses pour moi.. Et alors les moments où je ne travaillais pas c’était pire, je m’occupais de tout et de tt le monde dans mon foyer. Mais beaucoup trop.. Comme si je devais « payer » le fait de ne pas rapporter de l’argent ou de ne pas partir bosser. Mais le contre coup est tombé, forcément. Ne rien se permettre, aucun plaisir, aucune détente, sans parler du stress que tout cela procure.. Mais en fait, ce stress, ces interdictions, ça vient de moi et seulement moi. Aujourd’hui, comme toi, je me DETENDS et profite. Si je ne fais rien de constructif pour ma famille ou ma maison, et bien je n’ai pas l’impression que c’est mal ou que je suis feneante, je vis c’est tout !… Mais j’espère vraiment que je vais garder cet état d’esprit et ce bien-être après le confinement.
    Merci Justine d’écrire tes pensées et de rester toi, sans « filtres ». Ça me fait énormément de bien de te lire et de t’écrire,
    A bientôt

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    1. Je suis tellement touchée que ça résonne en toi. Dis-toi que même lorsque tu te détends, c’est totalement UTILE. Déjà, parce que tu recharges tes batteries, et qu’il faut le faire pour pouvoir être là pour l’autre quand on décide de l’être. Et puis, selon ce que tu fais, ça t’apprend toujours des choses, tu grandis, tu évolues, tu t’améliores, alors tu t’enrichis et donc tu as plus à apporter à l’autre, à ta famille, au monde. Tout a une utilité. Même si toute une journée, tu as besoin d’être allongée dans ton lit, ou même dormir, ne rien faire du tout, c’est utile, puisque tu récupères et tu auras plus d’énergie le lendemain.
      Personne ne devrait culpabiliser de prendre du temps pour soi. ♡

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  3. Hello Justine, comme je te l’avais dit sur insta, ce que tu dis, je m’y retrouve totalement. Mon boulot est source d’angoisse, l’intéraction sociale qu’il suppose me coûte au plus haut point.
    Chez moi je me sens légère et libre, délivrée de cette boule au ventre. Je peux faire les choses que j’aime m’organiser comme je veux sans le poids social imposé. Bien sûr actuellement, j’aimerais revoir plus mes proches, mais j’essaie de garder le contact par tel, whatsapp, etc….
    mais je me sens mieux même si j’ai des furieuses envie parfois d’aller courir dans la nature. C’est sûr mais comme toi je me sens libérée ! donc moi j’adhère totalement et tu trouves vraiment les mots justes, vraiment un très joli billet. Bises Myrtille (cécile)

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    1. Nous sommes sur la même longueur d’onde… Tout ça a un sens.
      Personnellement, je compte bien faire en sorte de ne pas revenir à une vie « emprisonnée », dans laquelle je ne me sens pas libre, pas libre d’être moi-même. « pas de retour à l’anormal ». J’espère que tu réussiras à tout faire pour que ce soit ton cas aussi. En tout cas, on pourra se soutenir !
      Merci pour tout, vive la liberté d’être soi. Je t’embrasse Cécile… :’) ♡

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  4. Bonsoir Justine,

    Je te remercie beaucoup pour ton article. Je suis content que tu sois heureuse et que le confinement ne te change en rien. Il faut que tu fasses selon tes envie et ce dont tu ressent et pas ce qui te disent les autres et ils ne doivent pas choisir à ta place car c’est toi qui ressent.

    Me concernant, c’est la première fois que je suis confiné chez ma mère et heureusement que je ne suis pas seul mais ça commence à faire long et le contact social physique aussi bien avec ma famille ou collègues de travail commence à me manquer mais en même temps je me dis que c’est pour une bonne cause.

    Même si tu as l’habitude, je te souhaite quand même une bonne chance pour le confinement jusqu’au 11 mai.

    A bientôt.

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    1. Disons que le confinement me change en bien, surtout et me permet d’être ce que je suis réellement à nouveau. : )
      Tu as totalement raison, il faut vivre avant tout pour soi.

      J’aime me dire que le contact peut aussi être bon avec soi-même. Aller consulter son intérieur, lui parler, le chérir… Qui suis-je vraiment ? De quoi est-ce que j’ai besoin ? Et s’offrir ce dont on a vraiment besoin. Ca fait du bien ! : )

      Tout va bien, merci beaucoup. Bon courage à toi ; )
      A vite !

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  5. Coucou Justine,

    Pour ma part, le confinement me pèse et exacerbe toutes mes angoisses, j’ai l’impression. C’est drôle car quand le confinement a été acté je n’étais pas inquiète. J’ai toujours été solitaire, intervertie, fatiguée rapidement par tous les stimulis extérieurs. Et je travaillais le plus souvent depuis chez moi ces derniers temps alors j’étais « habituée ». A priori, je faisais partie de ceux et celles que le confinement n’effrayait pas et même peut-être « réjouissait » secrètement. Je pouvais enfin rester dans ma bulle. Sans culpabilité. Un peu comme tu le dis. Et pourtant, je me sens oppressée. Oppressée de me sentir prisonnière. Prisonnière de mon petit cocon. Cocon devenu prison. Je me sens oppressée par les informations. Oppressée par l’incertitude. Oppressée par la peur de demain. La peur pour mes proches. Oppressée « d’avoir tout ce temps » et de ne « rien en faire ». Oppressée par les injonctions à « profiter », « optimiser », « rentabiliser » ce temps pour ne pas le « perdre ». Oppressée par la culpabilité.

    Heureusement, je trouve tout de même de petites joies du quotidien pour m’apaiser, un bon petit repas, une musique, un appel aux proches, une rêvasserie, un livre, une série… J’essaie de vivre au jour le jour et de ne pas trop penser à demain, d’être dans le moment présent comme tu le dis et c’est vrai que ça m’aide 🙂Et quand j’ai vraiment besoin de relâcher la pression je met la musique à fond et je me défoule en dansant comme une folle (je crois que tu te reconnaîtras) 🙈

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    1. Coucou ma douce Camille,
      Je comprends parfaitement que ça puisse être bien plus difficile pour certains, c’est normal. C’est l’inconnu, surtout. On n’a jamais vécu ça, on ne sait pas ce que demain nous réserve, bien sûr, ça peut être oppressant et c’est normal.
      D’ailleurs, même si on nous pousse à optimiser le temps, à voir le bon, on a le droit d’être triste aussi ou en colère. Peut-être que se demander ce que ça réveille en nous peut être un bon moyen d’avancer aussi. Pourquoi le fait d’être OBLIGEE à rester chez moi me met en colère ?
      Ou bien on peut aussi tout simplement ressentir ça, la tristesse, la vivre et la laisser exister et passer…

      Chacun fait en fonction de ses besoins sur le moment. Et tout ça, nous apprend finalement toujours quelque chose, alors on ne perd pas notre temps. On en sortira sûrement différent, la plupart des gens en tout cas.

      Bien sûr, je me reconnais totalement dans tout ça ahah : D Tu vois quand même du bon, c’est chouette. ♡

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  6. Oui tout à fait d’accord, ça fait réfléchir, parfois trop mais c’est intéressant une fois le tourbillon d’émotions passé (comme tu le dis on a le droit d’être triste et en colère et parfois il faut juste accepter ses émotions et les laisser passer… mais pas squatter trop longtemps non plus si possible 😊), on apprend des choses sur soi. Merci pour tes paroles apaisantes, aussi bien en article(s) qu’en commentaire(s) ♡

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    1. Merci à toi d’avoir pris le temps de me laisser ce gentil mot. Je suis ravie que ça ait résonné en toi : )

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  7. Je ne pense pas être heureuse en ce moment. L’ai-je déjà été ?
    Oui, lors de petits instants, là sur le moment. Une sensation de bien-être m’envahi et hop ! Je ne me soucis de rien d’autre et je profite. Mais le reste du temps ? Je ne dirais pas que je suis malheureuse mais quelque chose manque tout au plus profond de moi. Et je ne saurais l’identifier.
    J’aime tous les aspects de ma vie car je prends le soin de les choisir avec cœur mais c’est vrai que profondément, même si j’essaye de comprendre, de ne pas trop écouter les remarques des autres, de me motiver à prendre les choses positivement, il y aura toujours ce manque qui me pèse tant 😕 .

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    1. Merci beaucoup pour ta réponse ma douce.. C’est honnête et c’est déjà un énorme pas que de te rendre compte qu’il te manque quelque chose. C’est assez commun de ressentir un vide. Vide qui est là, souvent, depuis toujours. Ca vaut le coup de se demander d’où il vient, souvent de l’enfance, de rencontres, d’expériences, de peurs… Une fois qu’on identifie d’où ça vient, ça ne devient pas forcément facile mais la route est moins longue, en tout cas, pour trouver l’apaisement. : )

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  8. Coucou,
    C’était un très bel article,
    Je suis heureuse d’avoir à cet instant présent pu te lire à travers cet article. Moi, ce qui me rend heureuse c’est d’avoir construit une philosophie de vie bien à moi, de continuer à créer mon avenir avec des projets qui me tiennent à coeur et de profiter des gens que j’aime. Pour être encore plus heureuse j’aimerais pouvoir passer mon permis et financer la voiture adapter mais vu le prix bon cela va pas être pour l’instant, ensuite j’aimerais habiter avec la personne que j’aime et que l’on se créé un petit cocon dans la nature car je ressens vraiment profondément ce besoin de nature qui me manque vraiment dans mon appartement. J’ai hâte de continuer à avancer petit à petit sur mes projets.
    Et je te souhaite de continuer à évoluer et à être heureuse 🙂
    Bisous

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    1. Merci beaucoup ma gentille Marine : ) Je te souhaite que tous tes rêves se réalisent également. Je suis sûre que ce sera possible. Et puis si tu vas vers la nature, elle vient à toi alors ça arrivera : D

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