Les êtres humains me font souffrir

Ca a toujours été ma plus grosse source d’angoisse : l’autre.

Pourquoi ? Je ne me sens pas à l’aise face aux inconnus. Je ne supporte pas devoir me présenter, parler de moi, aux gens que je ne connais pas assez. Je suis sauvage. Il faut des mois et des mois pour m’apprivoiser. Pour me connaître vraiment, il faut des années. Mes relations ont rarement été comme je le désirais. J’ai souvent perdu. J’ai aussi été abandonnée (ça a commencé quand j’étais bébé). Je n’ai jamais supporté l’abandon et ça a toujours été une grande peur. Pourtant, j’ai aussi abandonné, peut-être pour ne pas l’être… Je n’ai jamais supporté qu’on me critique quand je n’étais pas là. Je vis très mal le manque de bienveillance (et le monde en manque cruellement) et je vis très mal le fait que les gens que j’aime ne m’aiment pas autant. Et j’aime tellement… Je ne supporte pas les actualités. Quand je vois ce dont l’humain est capable, j’ai parfois envie de vomir, j’ai la gorge très serrée. Alors j’évite au maximum. J’ai longtemps été dépendante de l’autre aussi, pensant que j’avais besoin d’être entourée pour survivre. Et plus j’étais entourée, plus je souffrais. J’ai surtout toujours voulu être aimée, parce que j’aimais trop et que j’avais besoin d’un petit quelque chose en retour. Jusqu’au jour ou j’ai compris que ce serait déjà bien que je m’offre de l’amour, à moi, pour commencer.

Alors je me suis retrouvée avec moi-même, seule et je me suis rencontrée, j’ai fait connaissance avec moi-même pour de vrai après plus de 20 ans de vie. Il m’a fallu 20 ans, alors je crois que tous les gens que j’ai rencontré avant ça ne m’ont pas connu. Ils ont connu un masque, celui que je portais parce qu’au fond je ne savais pas encore qui j’étais.

Bien que ce soit un peu plus aisé depuis, les êtres humains sont toujours une grande énigme pour moi et m’apportent trop de questions qui m’empêchent d’être apaisée, régulièrement. Je ne comprends pas la violence, je ne comprends pas les jugements. Je ne comprends pas certaines luttes. Je ne comprends pas les conflits, j’en ai peur, ça me terrifie.

Les visages m’envahissent. Les codes m’envahissent. Je ne supporte pas devoir rendre des comptes, et j’ai l’impression que je dois le faire la majorité du temps quand je suis en présence d’un autre être humain. L’autre pose des questions que je ne supporte pas, que je trouve intrusives. Et je me sens obligée, obligée d’y répondre, de me justifier, de tout expliquer sur ce que je fais. L’autre s’intéresse la plupart du temps à la surface et ne creuse jamais. Et moi je creuse trop et je m’épuise.

Je me sens obligée de rencontrer, d’être ouverte à l’autre et de répondre à ses questions alors que je n’en ai plus envie, depuis quelques années. Mais je continue à le faire, parce que c’est comme ça que ça se passe. Et je trouve de moins en moins ma place.
Ici, en tout cas, je ne me sens pas à ma place…

Tous ces visages m’assaillent…


Alors j’aime être dans ma bulle, dans ma maison et vivre ma vie sereinement sans devoir expliquer ce que j’y fais. J’aime le virtuel aussi. J’y rencontre des gens comme moi, qui peuvent me comprendre un peu plus facilement. J’aime le virtuel parce qu’il me permet d’être moi et que je peux couper quand je le souhaite. Alors que quand un humain est en face de moi, je ne peux pas disparaître d’un coup, je suis obligée d’affronter ce qui m’agace.

Les liens sociaux, les codes sociaux, c’est une montagne à gravir pour moi. Chaque fois que je suis face à quelqu’un que je ne connais pas bien et qui ne me connait pas, mon coeur palpite. Parce que ça me demande énormément d’énergie. Parce que tout est une énigme. Ce qu’il pense, ce qu’il est, ce qu’il comprend, ce qu’il aime… Je ne sais pas ou je ne le comprends pas alors je ne sais pas comment être face à l’autre.

Je me sens trop différente. Je me sens rarement à ma place parce que j’ai l’impression de penser tout à l’opposé. J’ai l’impression de ne jamais faire ce qu’il faudrait selon la société. Alors j’ai l’impression de ne pas pouvoir être qui je suis vraiment quand des gens qui ne m’ont pas apprivoisé sont dans les parages. Je fais semblant d’être à mon aise, même si parfois je bafouille, et je n’attends qu’une chose : retrouver mes repères et mon cocon. Etre chez moi, être avec ceux qui savent. Là, tout va mieux. Quand j’arrive à ne plus penser à ces visages, quand j’arrive à oublier ceux qui ne sont pas là. Quand je suis chez moi et que je ne sens plus d’obligations, que je n’ai plus de comptes à rendre, là tout va mieux…


Tout ça est un peu brouillon. C’est pour ça que j’ai ajouté ces chansons… Je n’ai pas su exprimer tout ce que je ressens exactement, parce que c’est parfois inexplicable. Peut-être que le temps m’aidera. Peut-être qu’en grandissant, je saurai parler de ça plus clairement et je comprendrai un peu mieux pourquoi c’est si compliqué… Peut-être aussi, qu’un jour, l’autre ne sera plus une montagne géante et que ce ne sera pas si difficile…
J’ai écris tout ça parce que je pense que c’est utile d’en parler. Je vais bien, ne t’en fais pas. C’est juste ça ma plus grande source d’anxiété, quand anxiété il y a. Mais je ne souhaite pas me plaindre, me faire plaindre. Je ne souhaite pas qu’on me réconforte. Juste qu’on en discute, parce que ça existe. Ca s’appelle l’anxiété sociale. Et comme ces chansons, j’avais envie de l’exprimer à travers des mots pour, peut-être toucher des gens qui se reconnaitraient, eux aussi.

Si le sujet t’intéresse, j’ai commencé à écrire un article sur mes relations aux autres, dans lequel je t’explique un peu plus comment ça s’est passé tout au long de ma vie. Dis-moi si tu veux que je le termine et que je le publie. Et puis, surtout, si tu es comme moi, si l’autre est une source d’anxiété ou d’angoisse, viens on en parle dans les commentaires, c’est important et ça nous fera du bien. ♡

Justine.

32 commentaires sur “Les êtres humains me font souffrir

  1. Je dis OUI pour que tu termines cet article et que tu le partages Justine. Parce que ton cheminement est source d’inspiration!
    J’ai connu, j’ai été cette enfant, cette jeune femme. Le monde me terrifiait alors je me suis très jeune créé une bulle dans laquelle j’étais protégée. Toute interaction sociale était un supplice. J’étais très solitaire, j’avais peu d’amis et quand j’en avais, je me plaçais plutôt dans le rôle de sauveuse.
    Je ne sais pas si c’était le manque de confiance ou juste cette sensation de ne pas comprendre les autres, de me sentir en décalage.
    C’était une souffrance parce que les autres me renvoyaient une image qui me disait que je ne rentrais pas dans la « norme ». Mais sinon j’étais très bien dans mon monde…

    Aujourd’hui j’approche de la quarantaine et je suis très différente. Ma bulle a éclaté un jour et il a fallut faire face au Monde. J’ai appris qu’il y avait de belles personnes, des personnes comme moi, qu’on ne pouvait pas plaire à tout le monde, et que tout le monde ne m’aimerait pas comme moi j’aimais, mais que ça ne remettait pas en question leurs sentiments, que nous étions tous différents et que nous exprimions tous nos sentiments à notre manière.
    J’ai appris la confiance, à me faire confiance et j’ai appris les autres, je les ai écouté, regardé et j’ai vu que nous étions les mêmes. Je m’étais fait un roman des autres et je les découvrais enfin.
    Je ne dirais pas que je suis très à l’aise avec des inconnus, je déteste la foule, les grandes soirées avec plein de monde, je suis plutôt solitaire mais je vais davantage vers les autres, les situations nouvelles ne m’oppressent plus. Je pense que j’ai appris qui j’étais et ce que je valais. C’est avec ce bagage, mes forces, mes faiblesses, ma sensibilité, ma curiosité, mon côté réservé que je fais ce pas vers l’autre. En pensant au meilleur qu’il peut m’apporter!!

    Je t’embrasse Justine et prends soin de toi. Tu es une richesse pour les autres et les autres peuvent l’être pour toi. On peut continuer à se protéger mais se couper du monde présente un risque, celui de ne voir de l’homme que le négatif alors même qu’il est aussi plein de positif.

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    1. D’abord merci infiniment pour tes encouragements, je vais poursuivre cet article, c’est sûr.
      Et merci pour ton témoignage rempli d’espoir, je sais que plusieurs copines prennent le temps de lire les commentaires alors je suis sûre que le tien leur fera beaucoup de bien, autant qu’à moi.
      Je travaille sur tout ça chaque jour, pour lâcher prise, pour ne pas me faire une montagne des rencontres avec l’autre. Parfois j’arrive à sauter le pas, parfois pas du tout. C’est pour ça que le virtuel m’aide énormément à ne pas me retrouver totalement isolée, justement et à faire des rencontres, surtout avec des gens comme toi, bienveillantes et qui me comprennent. Enfin je me répète… J’ai aussi ma famille, bien sûr. Et donc je sais que cette phase durant laquelle je privilégie les rencontres avec les écrans au milieu n’est qu’une phase de transition, j’ai encore beaucoup de travail à faire mais je crois que j’arriverai un jour à dépasser mes peurs et mes angoisses. Ton message me conforte dans l’idée que ça viendra, encore merci. ♡

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      1. Avec grand plaisir Justine. Tes articles sonnent toujours si justes.
        Je crois qu’il faut surtout se laisser le temps. Nous sommes ce que nous sommes à un instant T. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas essayer certaines choses, pas à pas, mais il faut aussi savoir s’écouter. Et si une rencontre ne se passe pas comme on l’avait souhaiter, essayer de ne pas en faire une généralité.
        Sur la toile j’ai fais de très belles rencontres. Fut un temps cela me suffisait.
        Je te souhaite de continuer à te découvrir sans renier la personne que tu es tout au fond de toi.
        Affectueuses pensées.

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  2. Bonjour Justine. Je me retrouve aussi dans ce que tu ressens. Je me suis toujours senti différent, à part, pas à ma place. Puis petit à petit, je me suis fais ma propre place. Si l’on est pas bien dans ce monde, c’est aussi qu’on est pas bien en soi (je parle ici pour moi…) Et j’ai essayé de trouver mon propre équilibre. Il n’est pas dans celui que les autres proposent, alors j’assume ma différence, ma sensibilité (oui, hypersensible… certainement, c’est souvent le cas des artistes). Puis j’ai cherché en moi, au plus profond, pas avec l’intellect qui souvent même à des impasses, mais avec le cœur, avec le souffle. Et là il y a une porte qui s’ouvre (je pense souvent à Alice qui passe de l’autre côté du miroir). Et de l’autre côté de cette porte, c’est paisible, serein, calme, équilibré. C’est le bonheur que l’on cherche dehors sans le trouver, il est dedans. Il faut commencer par respirer… Et puis suivre son souffle. (En Latin, le souffle vital c’est « anima », qui a donné l’âme. Une piste… je t’embrasse fraternellement.

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    1. Cher Valéry, on voudrait en savoir plus sur ce « suivre son souffle »… parce que moi je voudrais bien gagner en bien-être, sauf que ma condition neurologique me contraint à tout intellectualiser plutôt que « vivre selon mon instinctivité » (oui, néologisme mais juste « instinct » ne reflète pas assez précisément ma pensée!)! Donc, concrètement, comment avez-vous procédé?
      (ajoutez une formule de politesse à votre convenance, je suis nullissime à ce jeu là! 😀 )

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      1. Kae, pour ma part je pratique une forme de « méditation » (je trouve que le terme n’est pas adéquat, car méditer veut souvent dire penser, je préfère dire « contemplation »…) qui ressemble au Zazen, ou à une technique de la méditation de pleine conscience. Juste être conscient de sa respiration, observer ce qui se passe, ressentir, sans analyser ni intellectualiser. laisser les pensées filer comme les nuages dans le ciel sans y porter attention et suivre le mouvement de l’air qui entre et sort. C’est tout. 😉

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    2. Bonjour : )
      Merci beaucoup d’avoir partagé ton ressenti sur le sujet. Que c’est agréable de se sentir comprise et d’échanger avec des gens qui nous ressemblent et savent ce qu’on vit. La respiration, la méditation, je sais que c’est une des clés et, un peu comme si je n’étais pas encore prête à passer une nouvelle étape, je repousse la pratique. Alors que je sais que ça m’a beaucoup aidé, déjà. Je pense que l’univers m’enverra les signes nécessaires au moment où je n’aurais plus le choix de m’y remettre.
      Dans tous les cas, nous resterons toujours hypersensibles et c’est l’acceptation de soi qui permet l’apaisement, c’est sûr.
      Merci encore, je te souhaite beaucoup de douceur :’)

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  3. Bonjour Justine,
    Oui, tu dois terminer ton article et le publier. Je suis à un stade de ma vie ou je peux prendre du recul… On est marqué par le vécu dans notre enfance voir notre petite enfance et ce n’est pas facile de tout résoudre soi-même.
    Mais j’ai appris à apprécier le monde qui m’entoure. Il y a beaucoup de belles personnes
    Les autres qui vivent dans le superflu, je les évite
    Je ressentais exactement la même chose que toi jeune
    Puis on analyse, on s’analyse et on fait la part des choses
    Alors vis ta vie et écoute toi
    Un gros câlin du Sud de la France

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    1. Coucou,
      Merci, je vais terminer l’article. : )
      Oh c’est sûr, c’est difficile de se replonger dans certains souvenirs, de tout démêler pour comprendre, parfois c’est douloureux, en plus. C’est pour ça qu’on en arrive à demander de l’aide extérieure avec des professionnels, je pense.
      Merci pour ce beau message d’espoir, c’est possible. Je le sais au fond de moi, qu’un jour, ça ira. C’est un long chemin à parcourir mais j’avance chaque jour alors je suis sur la voie. : )
      Merci beaucoup et ton gros câlin a beau être virtuel, il me fait beaucoup de bien :’) ♡

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  4. Belette, Ce que tu viens d’écrire, de  » crier  » plutôt, me fait plaisir, et je vais te dire pourquoi. Tu es une jeune femme très intelligente et sensible, sensible au point que tu te sens  » obligée  » de porter sur tes épaules tous les malheurs du monde et la peine des gens. C’EST  UNE ERREUR. Et tu ne pourras jamais guérir de leur souffrance 7 milliards d’individus. Et à t’abimer ainsi à vouloir comprendre, écouter et répondre, à rester présente et supporter, dans ta douleur cachée, ceux qui ne te connaissent pas est UNE ERREUR. Ne sacrifie pas ta Qualité de Vie et d’être dans des songes inutiles. Si tu le peux… ferme-toi à ce qui te blesse ou heurte. Si tu le peux, reste ouvertes à ceux qui ont besoin de toi. Je vais te dire quelque chose, entre nous. Il y a un Amour total qui te porte, bien avant le jour de ta naissance. Et cet Amour précieux et rare qui t’a portée, nourrit, élevée tu la connaît très bien. C’est une femme pour qui tu es et resteras toujours le plus merveilleux des présents que sa vie, difficile, lui aura donné de connaître, et  aimer, de toute son âme.   » sa Belette  » . Alors Belette, si tu me permets, ne te laisse pas à souffrir davantage. N’aies pas peur du monde et des gens, beaucoup sont bien moins que toi. Michel. 

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    1. Bonjour Michel et d’abord, merci beaucoup pour ces mots qui me touchent sincèrement. Le fait que je porte beaucoup de malheurs, c’était vrai il y a quelques années. Aujourd’hui, je me suis pas mal blindée et j’arrive, la majorité du temps, à laisser de côté ce qui ne me concerne pas. C’est pour ça, par exemple, que je fuis complètement les informations et quand j’en entends parler et que je sens que ça me fait du mal, je me protège et j’arrive à ce que ça ne m’atteigne pas trop. Depuis que je me connais mieux, je sais que c’est ce qu’il faut que je fasse…
      Je reçois beaucoup d’amour, c’est sûr, de toute ma famille. Pour maman, c’est encore un sujet compliqué, je sais qu’elle m’aime, je n’en ai jamais douté, je l’aime aussi, mais tu sais, il s’est passé beaucoup de choses depuis quelques années, quand j’étais adolescente, et ça ne m’a pas aidé pour ces angoisses… Mais il y a toujours l’amour, je le sais. Merci de me le rappeler. Et merci pour ce soutien qui me fait vraiment du bien. : )

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  5. « Si le sujet t’intéresse, j’ai commencé à écrire un article sur mes relations aux autres, dans lequel je t’explique un peu plus comment ça s’est passé tout au long de ma vie. Dis-moi si tu veux que je le termine et que je le publie. » Et comment qu’ça m’intéresse! j’ai large 2 fois ton âge et ce que tu nommes anxiété sociale -et que je croyais aussi être ça- s’est « transformé » en TSA… Alors oui, je suis curieuse de savoir comment tu as vécu les interactions sociales jusqu’ici, parce que mon propre vécu du décalage avec les « autres » y trouvera probablement un écho…
    Sinon pour rebondir (bong! bong!) sur le com’ de Michel: je suis d’accord avec son point de vue, mais franchement comment peut-on se « blinder », c’est carrément contre nature pour un/e hypersensible et encore plus pour une personne avec syndrôme d’Asperger…. faut vivre avec cette grande sensibilité, pas le choix… : /

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    1. Merci beaucoup pour l’intérêt que tu portes à mes article. Je suis vraiment contente lorsque je découvre que mes mots ont résonné en quelqu’un d’autre. C’est bon de savoir qu’on est beaucoup à vivre la même chose, on a tendance à ne pas du tout s’en rendre compte quand les angoisses arrivent.
      Je travaille sur la suite de cet article alors. : )
      Je crois qu’il y a tout de même des solutions pour être plus apaisé. Effectivement, on ne pourra jamais aller contre nature mais je suis certaines qu’on peut mettre en place certaines habitudes qui soulagent (la méditation par exemple, m’avait fait beaucoup de bien à une époque. Il faut juste être régulière)
      Je te souhaite bon courage et merci pour ton retour. ♡

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  6. Bonsoir Justine,

    Tout d’abord, je suis ravi que tu sois de retour parmi nous. J’ai lu ton article intéressant avec toute mon attention et je te comprends très bien. Je crois qu’on es tous les deux pareil car je n’ai pas d’amis ou très peu mais à la différence c’est que tu as un copain tandis que moi je n’ai jamais eu de copine et donc je ne connais pas la relation amoureuse.

    En effet, je n’arrive pas et je n’ose pas aller vers les personnes dont je ne connais pas mais par contre je vais très bien vers les personnes que je connais, je suis timide. Par exemple l’été lorsque je vais à la plage seul, je n’ose pas a adresser la parole aux personnes qui sont à côté de moi, à la différence comme toi, sur internet, je parle avec des personnes dont je ne connais pas comme toi, assez facilement.

    J’habite seul et je travaille dans les Alpes-Maritimes et n’ayant pas de famille dans ce département, le week-end et les vacances, je vais auprès de ma famille qui habitent dans le Var pour ne pas être seul malgré que ça ne me dérangerais pas mais je suis très famille.

    Par contre lorsque je rentre le week-end dans le Var, je propose du covoiturage avec BlaBlaCar et que j’ai du monde, je parle avec eux sans aucun problème.

    Si tu as des questions à me poser, n’hésites pas, à moins que tu veuilles que nous continuions à discuter sur ce sujet en privé comme par Skype ou autre et aussi je voulais te dire qu’il faut que tu finalises et que tu publies ton prochain article.

    A bientôt.

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    1. Coucou,

      Merci beaucoup pour toutes ces confidences. « On attire à soi ce que l’on est » m’avait dit une personne chère à mes yeux. Ici, il y a beaucoup de gens qui me ressemblent et je suis très reconnaissante lorsqu’on me confie qu’on vit des choses similaires.

      Je parlerai de mes relations alors dans un futur article.
      Effectivement, j’ai un chéri et je suis très heureuse de l’avoir dans ma vie. Mais ce n’est pas facile de trouver quelqu’un qui est capable de comprendre ces « troubles » et cette hypersensibilité. Et puis, très honnêtement, ne pas en avoir n’est pas si grave. Je trouve que, parfois, c’est même très bien d’être seul. Je crois aussi en l’univers et au fait qu’il nous dirige vers ce dont nous avons besoin. Que les choses viennent à nous lorsqu’on est vraiment prêt. Ce sont mes croyances, tu en fais ce que tu veux, mais je pense que ça viendra un jour ou l’autre, naturellement et que tu peux profiter de tes moments rien qu’à toi. Tu n’es pas seul, tu es avec toi-même et tu peux être ton propre meilleur ami. C’est ce que je me suis dit il y a quelques années et ça a tout changé.

      En tout cas, je te remercie encore de t’être confié et je te souhaite de t’épanouir avec les gens qui font partie de ta vie, de près ou de loin.
      Je parle ici, et sur les réseaux sociaux, mais je ne ferai pas de Skype, je n’en ai pas envie, c’est une source de stress pour moi et je préfère éviter. Je suis 1000 fois plus à l’aise à l’écrit et, comme je te l’avais déjà dit, je privilégie le blog parce que ça me prend déjà pas mal de temps. J’espère que tu comprends. : )

      A bientôt !

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  7. Oui pour ton article ! T’es articles sont toujours pour moi une source d’information me permettant de me comprendre et surtout de me sentiroins seule ! Je n’arrive plus à faire semblant d’être heureuse et d’avoir une vie sociale épanoui ! Les autres me fatigue avec leur réflexion sur comment être comment faire ! Et surtout leur critique jugement m’enerve ! Mais j’arrive pas à leur dire stop regardez vous êtes vous mieux que celui ou celle que vous jugez ? Stop on est tous unique et on a tous quelque chose à apporter dans ce monde ! Personne n’est parfait ! Ni vous ni moi ! Mais là le discours ne passe pas et on me dit gentiment de retourner chez les bisounours !

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    1. Coucou : )
      Je prépare l’article. Ta première phrase est le meilleur compliment que tu puisses me faire.. Te sentir moins seule et mieux te comprendre. Quand je lis ça, je n’ai plus aucun doute sur le fait d’avoir ma place sur internet avec ce blog… MERCI !
      Je me reconnais complètement dans ce que tu ajoutes, qui complètes bien mon article.. J’ai la chance d’avoir une famille ouverte d’esprit et de nature bienveillante alors j’arrive à exprimer quand je trouve qu’il y a un peu de jugement etc… et ils m’écoutent, ça c’est génial. Mais j’ai été longtemps entourée d’autres personnes qui n’étaient absolument pas ouverts et bloqués dans les codes de notre société. La beauté selon les magazines, par exemple. Enfin tout un tas de clichés qu’on nous apprend et que les gens répètent bêtement comme étant la « normalité »… C’est pour ça que je suis très seule aujourd’hui (et encore une fois, j’ai beaucoup de chance d’avoir quand même une famille comme la mienne, sinon je ne sais pas comment je me sentirai). Si tu as un socle solide et que tu t’en sens capable, je te conseille de t’éloigner doucement des personnes qui ne sont pas ouverts et qui jugent et critiquent en pensant que c’est normal, ça te fera beaucoup de bien. Et puis sinon, je suis là, et tu peux constater dans les commentaires qu’on est quand même pas mal comme ça, ça fait du bien.
      Merci d’avoir pris le temps de me laisser ce mot, en espérant que je puisse continuer à t’aider à ma manière. Je t’embrasse et vive les bisounours : )

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  8. Ouii pour la suite de l’article, ça m’intéresse ☺️ Je me reconnais un peu dans ce que tu dis, je ne supporte pas le conflit et j’ai aussi du mal avec les codes sociaux (en plus je suis introvertie donc être longtemps avec des gens me fatigue). Par exemple j’ai du mal avec des formules toutes bêtes du genre « ça va ? » ou les conversations futiles parce qu’il n’y a rien à creuser et comme on dit, c’est uniquement des formules de politesse, en vrai les gens s’en foutent de savoir comment ça va, si tu vas bien… D’ailleurs c’est très fatiguant de devoir « faire comme tout le monde » pour paraître « normal » sinon on se pose vite des questions à ton sujet 🤔.
    On est bien (mieux) dans notre bulle quand même 😉. C’est pas facile de vivre dans une société qui n’accepte que la norme mais je remarque qu’on est plutôt nombreux à être dans ce cas donc on est armés 🔥. Bonne soirée !

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    1. Merci beaucoup d’avoir pris le temps de m’écrire pour réagir à cet article. Je vois qu’on se comprend bien, effectivement. Les formules de politesse, j’en avais parlé dans cet article : https://blogdunepartageuse.com/2019/03/08/ca-va/
      Je suis entièrement d’accord avec toi, c’est souvent hypocrite (pas tout le temps mais la majorité) et ça n’a aucun sens.. Justement avant hier on me demandait aussi : « Quoi de neuf ? » et ben j’ai répondu… « Je ne sais jamais quoi répondre à cette question. A quel niveau tu veux avoir des nouvelles ? » ahah… Et du coup on m’a dit : « Ah bon, ben c’est pas grave, ne répond pas t’inquiète pas. » Comme quoi… On sait même pas exactement ce qu’on a cherché à savoir. x)
      Oh oui, on est bien mieux dans notre bulle, même si c’est la facilité, franchement si je pouvais y rester tout le temps et aller juste voir ma famille, mon socle, les plus importants, ça serait parfait. : )
      Merci encore, et oui, on est plus nombreux que ce qu’on pense ! : D
      Passe une belle journée.

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      1. Oui j’ai l’impression puis c’est plutôt en mode automatique. Des fois je reçois des messages du genre « coucou ça va blabla » sans que ce soit une question donc on voit que c’est juste une formule de politesse et que les gens le font uniquement pour cette raison parfois.. Le pire c’est quand on voit les gens tous les jours et c’est toujours la même question, ça me gêne trop, surtout quand je sais pas quoi dire. D’ailleurs c’est souvent plusles autres qui me demandent comment je vais… A la limite, « quoi de neuf ? » ça englobe plus de choses donc tu peux répondre plus librement !
        Faudrait que j’essaie un jour de dire à quelqu’un que ça sert à rien de poser des questions dans ce genre pour voir la réaction mais j’ose pas 😅
        Je vais aller voir l’article ! Toi aussi passe une bonne journée, te prends pas trop la tête ☺️

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        1. Je suis bien d’accord avec toi. Je pense que l’article pourra te plaire. Depuis, j’ose de plus en plus assumer le fait que je n’aime pas cette question et donc quand on me demande si ça va, je réponds juste que ça va et je ne demande pas « et toi ? » en retour. Juste par honnêteté avec moi-même ahah
          Ou parfois, selon les gens, si je suis plutôt à l’aise, je ne réponds pas, pour voir. Et bizarrement, ils ne le remarquent même pas, comme quoi… : )
          Merci : ) Promis, je vais faire en sorte d’être la plus détendue : D

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  9. Coucou ma belle , pour commencer je dit oui pour que tu termine ton article ! Sinon je me reconnais beaucoup dans ce que tu dit, a la différence que aujourd’hui je ne me sens pas obligée d’aller vers les autres , j’en ai vraiment envie même si souvent je ne sais pas comment faire , je me sens maladroite, j’interprète beaucoup le comportement des autres envers moi par analogie et je ne sais jamais vraiment si mon interprétation est bonne ou non (elle est souvent fausse, visiblement je ne réagit pas comme tout le monde 😅) du coup c’est une grosse source d’angoisse… je relis les commentaires 50 fois parce que je ne suis jamais sûre d’avoir bien compris , je met 1000 ans des fois à répondre parce que je ne sais pas quoi répondre 😅😂 parce que j’ai peur de comment ça va être pris …. du coup souvent j’en oublie, et ça m’angoisse parce que je ne veux pas qu’on pense que je m’en fou, bref communiquer c’est l’enfer, même si a force de me pousser au Q je sens qui as du mieux, ça dépend des jours et de comment je me sens 😅 Le monde me terrifie, j’évite de regarder les infos , j’ai tendance à changer de trottoir quand je croise des gens toute seule dans la rue, quand je pense que l’année prochaine mon bébé va devoir aller au collège tout seul je suis au bout de ma vie …. surtout sachant ce que j’ai vécu, cest moins de me rassurer 😩
    Je te fait de gros bisous ma belle , prend soin de toi❤

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    1. Coucou ma gentille Aurélie :’) Merci d’avoir partagé ton ressenti sur le sujet. Tu avais parlé d’anthropophobie il y a quelques temps et ça m’avait marqué parce que c’est le mot qui me correspond bien, je crois. Même si il y a des moments ou c’est plus difficile qu’à d’autres.
      Ne pas te sentir obligée a dû bien te libérer. J’aspire à y arriver aussi, mais il y a encore les rendez-vous administratifs ou bien médicaux… Alors j’essaie de les voir comme un jeu, presque, comme quelque chose d’amusant et non contraignant, mais c’est compliqué… ^^
      Le collège… J’imagine ton stress ! Enfin c’est le trajet qui te terrifie ou cette période ou les autres enfants sont majoritairement bêtes ? Sûrement les deux…
      Tout va bien se passer… : ) Parce que je suis sûre qu’il saura te parler de ce qu’il ressent et tu sauras le guider comme il faut.
      Gros bisous et encore merci pour tes mots ♡

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      1. Ah pour le collège c’est le trajet et la période, parce que encore à l’intérieur du collège c’est plus ou moins sous contrôle si on se fait emmerder on peut toujours se réfugier vers les pions, une fois sorti jusqu’à la maison il y a personne pour t’aider… Mais oui j’essaie de me dire que tout va bien se passer , en plus c’est un garçon qui aime le football alors il va se faire plein de potes 😅

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        1. Ah oui, je comprends… Je suis sûre que ça va aller et qu’il aura les armes ton petit : )
          C’est hyper important d’être vigilante et de l’accompagner tout en le laissant grandir et prendre son envol de lui-même. Bon je suis peut-être mal placée pour parler de ça, je n’ai pas d’enfant. Mais ce que je crois être juste, c’est que le collège c’est le moment ou il doit faire ses expériences de lui-même tout en sachant que si il y a un soucis, il y aura ses parents. Si il se sent libre mais quand même protégé, je suis certaine que ça ira ♡

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    1. Alors ça c’est très chouette, d’avoir le point de vue de quelqu’un qui n’a jamais connu tout ça. Peut-être que c’est nouveau pour toi, de découvrir que les relations peuvent être une montagne à gravir pour certaines personnes ? En tout cas si je t’ai permis de le comprendre, je suis très heureuse. Et merci pour ta bienveillance : )

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