Addictions.

J’ai voulu partager un article avec mon parrain.
Tu le sais peut-être déjà si tu me suis régulièrement, parce que j’en parle assez souvent : mon parrain, c’est comme un papa. C’est pour ça que je l’appelle mon paparrain.

Nous avons choisi d’évoquer le sujet des addictions. Je te parlerai peut-être de mon expérience un jour, si tu le souhaites. Mais aujourd’hui, je partage les réponses de Pascal, mon paparrain, à qui j’ai poser ces quelques questions.

Une addiction, pour moi, c’est une force irrésistible de faire quelque chose sans pouvoir s’y refuser. Que ce soit boire de l’alcool, fumer une cigarette ou du cannabis, prendre des médicaments ou manger du chocolat et autres sucreries, et tout ceci en augmentant les doses.
Ne penser qu’à cela et ne vivre qu’en fonction de l’addiction, prend vite le pas sur nos vies.
Bien sûr au début cela donne du plaisir, du réconfort ou de la confiance en soi puis de moins en moins et devient vite une prison dont on ne peut se libérer.

Le plus difficile pour remédier à ces addictions c est l’acceptation de celles ci et cela représente une première étape vers la guérison car oui  c est une vraie maladie. Je peux en parler car je suis poly dépendant. Moi je comprends que j’ai une addiction quand je dépasse les bornes et que les quantités prises sont énormes et hors de contrôle, par exemple l’alcool quand j’ai repris conscience après deux jours de Black out entourés de 3 bouteilles de whisky, le cannabis quand j’ai réalisé que j’avais dépensé 7000 euros en une année et que je fumais pétard sur pétard, que mon conjoint était malheureux etc…
Après avoir compris et accepter que l’on est addict à quelque chose, il faut prendre la décision d’arrêter celle ci. Et ce n est pas chose facile, on remet au lendemain, on se dit qu’après tout, ça va, et on repart de plus belle.

Je ne sais pas si il y’a rapport entre l’hypersensibilité et les addictions mais ce que je sais c’est que toutes m’ont aidés à fuir ma personnalité et à être un autre devant les autres, justement, ou bien remplir un manque au fond de moi et cela me rassurait.

Pour moi, combattre les addictions ça a été l’arrêt net de celles ci. Il ne faut pas marchander avec elles. Et pour cela il faut en parler autour de soi, à ses proches et ne pas voir honte car je le répète, c’est une maladie . On peut aussi se faire aider par des professionnels ou des groupes de parole, moi j ai pratiqué les deux aides.

Quand on est addict à un produit tel l’alcool, le cannabis ou autre, nous le serons toujours alors il faut être vigilant. La rechute est si proche que l’on doit avancer pas à pas, c est un grand principe de la prévention des addictions. Le bonheur arrive quand, enfin, les produits s éloignent de notre esprit et que nous reprenons notre vie en main.



Merci encore pour ces réponses, mon paparrain, si sincères qui, je l’espère de tout coeur, aideront peut-être quelqu’un à s’en sortir.

J’aimerais beaucoup avoir ton avis, à toi qui a pris le temps de nous lire (et je t’en remercie) sur ce sujet. Tu peux éventuellement, toi aussi, répondre aux questions que j’ai posé, en commentaire. Tous les témoignages sont bons à prendre. Et dis-moi également si c’est un sujet que tu connais peu ou que tu ne maîtrise pas forcément. J’attends ton retour 💚

20 commentaires sur “Addictions.

  1. Ce format d’article est très ludique, je trouve.
    Se prêter au jeu des questions / réponses en toute douceur et bienveillance ❤

    Pour en venir au sujet de l'article, c'est vrai que les addictions sont souvent méconnues et encore moins identifiées en tant que maladies.
    J'ai fait partie de ces personnes qui traitaient les addicts à la drogue (par exemple) de brigands sans cervelle. Je pensais même qu'ils le faisaient exprès.
    J'ose le dire car c'est une réalité que peu ose affirmer. Aujourd'hui, avec l'âge, je me rends compte que j'étais ignorante et que ce n'était pas le cas; Cela n'a jamais été le cas.
    Un vrai travail d'éducation est nécessaire dans ce sens. C'est pour ça que ton article est précieux. Même si cela aurait été encore plus utile de faire témoigner ton paparrain sur ses addictions passées (à ma lecture, il m'a semblé que ce fut le cas mais excuse-moi si jamais je me trompe…) et sur comment il s'en est sorti concrètement avec peut être des numéros d'urgence à appeler, des associations, etc.
    Mais c'est déjà beaucoup d'en parler et j'espère que ça ouvrira les yeux de beaucoup.
    Merci !

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    1. Oh merci beaucoup ma gentille Ellie pour ce retour. Je suis ravie de voir que cet article t’a semblé utile, c’est le mot que je rêvais de lire en retour.
      Effectivement, certains se plongent dans les drogues consciemment, et je peux comprendre qu’on les juge, ou qu’on les ai jugé. (bravo à toi de le reconnaître) Les raisons qui poussent à faire de telles choses sont diverses. Il y a parfois la tristesse, l’angoisse… Qui donnent envie de trouver un moyen de s’en sortir. Il y a aussi l’envie de vivre quelque chose d’un peu fou, de dépasser les limites en quelques sortes (pour le coup, je trouve que ça s’apparente à de la bêtise) et puis il y a le conformisme, un mauvais entourage qui nous pousse à faire la même chose… Chaque cas est différent, je pense. Et ce qui nous fait commencer n’est pas ce qui nous fait continuer et augmenter les doses (de drogues, d’alcool, ou bien même de coca, de sucreries etc etc…). Je vais m’arrêter là parce que c’est un sujet complexe et je pourrai en parler trop longtemps. En tout cas, je compte un jour parler des addictions que j’ai pu avoir et de comment je m’en suis sortie à mon échelle (c’est à dire rien de bien fou mais important tout de même). J’espère que ça répondra à ces questions.
      Merci à toi, encore 😽

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  2. J’ai la chance de n’être jamais tombée dans une addiction. Mais mon père est un gros fumeur qui malgré quelques tentatives n’a jamais réussi à arrêter. Pour en sortir, la motivation est une des clés de la réussite, mais malheureusement, des fois, elle ne suffit pas. Si l’entourage n’est pas bienveillant ou qu’on ne se fait pas aider , ça peut être difficile. Dans le cas de mon père, un de mes oncles (qui avait essayé d’arrêter sans succès) lui a soufflé qu’il n’y arriverait pas non plus et apparemment, il l’a cru. C’est bien dommage que des personnes te mettent des bâtons dans les roues quand tu essaies d’améliorer ton quotidien…
    Ton article est très intéressant. Merci à ton paparrain de partager son expérience sur ce sujet.

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    1. Merci beaucoup pour ce retour, très intéressant. Tu as raison, sans le soutien des proches, c’est encore plus compliqué de s’en sortir. Rien qu’un mot encourageant peut être très puissant.
      Malgré tout, je crois que chacun est responsable de ses propres choix, le soutien des autres est un bonus, mais tout repose sur celui ou celle qui doit arrêter. Et c’est ça qui rend la chose encore plus compliqué, notamment si on s’est créé des croyances limitantes, comme ton papa qui a sûrement cru ton oncle. Mais tout est toujours possible. Parfois, on croit qu’on ne s’en sortira jamais, et d’un coup, le déclic… Et tout change.
      Merci encore à toi 😽

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  3. Merci pour ce témoignage de ton parrain ❤ ça me fait du bien dans le sens ou j’ai toujours du mal à en parler , j’ai honte et j’ai peur des jugements… mais je pense que je suis prête à me prêter à l’exercice et répondre à tes questions, je ferais un article la semaine prochaine 😉 (ou celle d’après, on verra ce que ça remue 😅) , des bisous ma belle 😘

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    1. Je suis contente que le témoignage de mon parrain t’ait un peu aidé. Tu ne dois absolument pas avoir honte (même si je te comprends et que ça m’arrive aussi de me dire qu’on me jugera si je parle de certaines mauvaises habitudes de mon passé), parce que c’est souvent un problème très difficile à contrôler et il y a tellement de facteurs qui nous amènent à tout ça… Et puis, quand bien même ce seraient de simples erreurs, et ben ça arrive, tous les humains font des erreurs. Si tu penses qu’en parler publiquement te ferait du bien alors fonce, je serai là pour te lire et te soutenir, promis 😽💚

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    1. Merci beaucoup à toi. Effectivement, c’est là qu’est la plus grosse difficulté, je pense : se rendre compte qu’il y a quelque chose d’anormal pour pouvoir le régler.
      J’espère que cet article pourra aider quelques personnes à se questionner là-dessus si c’est nécessaire. 🙂

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  4. Article super intéressant ! J’ai une tante qui souffre de dépression et s’est tournée vers l’alcool, aujourd’hui elle va mieux mais c’est vrai que je n’ai jamais osé lui en parler, ya toujours cette peur de rouvrir les plaies d’une personne ou de mentionner un sujet qu’elle veut oublier mais ça prouve que ce genre d’addiction peut être très bien caché car je n’aurais jamais pensé qu’elle avait des soucis avec l’alcool !

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    1. Merci beaucoup ! Effectivement, c’est toujours un peu délicat quand ce n’est pas quelqu’un avec qui nous n’avons aucun filtre. Même des gens proches, il faut être intime, je crois, pour oser poser des questions à ce sujet. Mais je crois que si c’est fait avec bienveillance et amour et pour discuter et non pas pour juger, l’autre le ressent et peut s’exprimer si ça lui fait du bien.
      C’est sûr que nous ne soupçonnons pas toujours les personnes qui se réfugient dans les addictions pour fuir certaines réalité… C’est pourtant plus facile qu’on ne le pense de tomber dans tout ça… Si elle va mieux aussi et qu’elle s’en sort, bravo à elle.
      Merci encore pour ton retour 😽

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  5. C’est chouette que tu abordes ce sujet, je trouve que c’est très important. Il y a des gens que j’aime qui ont des addictions, et ça me fait vraiment mal au coeur de ne pas réussir à le leur faire remarquer, je ne sais pas comment aborder le sujet …
    Récemment, j’ai voulu attirer l’attention d’amis sur le sujet de l’alcool, en parlant d’addictions de façon générale (un peu comme toi et ton Paparrain le faites ici ❤ ) . L'Organisation mondiale de la Santé définit l'addiction à partir du moment où tu ressens le manque pour un produit quand tu n'en as pas eu pendant 3 jours. Pour l'illustrer, je prends l'exemple de la course à pieds pour moi : en début d'année, je suis devenue dépendante. Puis je me suis blessée, et il n'a suffi que de trois jours pour que je sente le manque, intense et douloureux. J'étais énervée, triste, à cran. Comme tu le dis, tout peut être une addiction. Un conseil : tenter d'arrêter trois jours quand on a un doute 😉
    Bonne soirée 🙂

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    1. (Ah et, très bonne idée de poser la question sur l’hypersensibilité. Je me suis souvent posé la question, parce que souvent les gens que je connais et qui souffrent d’addiction sont des personnes sensibles / intelligentes / originales, des personnes pour qui j’ai beaucoup d’admiration et parfois je me demande s’ils ne cachent pas quelque chose de très beau mais de lourd à porter derrière cette addiction — le sujet mérite d’être creusé !)

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      1. Merci encore ! Bien sûr, il y a toujours quelque chose derrière tout ça. Un manque à combler ou quelque chose à fuir. Ton commentaire me motive d’autant plus à parler de ma relation à certaines addictions, pour pouvoir expliquer, pourquoi, dans mon cas, j’ai pu déraper et ce qui me poussait à le faire. C’est important d’en parler et de ne pas avoir honte.
        Ca arrivera prochainement sur le blog.
        Encore merci, je t’embrasse !

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    2. Merci beaucoup pour ce retour. C’est vrai que c’est un sujet délicat, et si je n’avais pas rencontré ce problème de près pendant de nombreuses années et à travers plusieurs personnes, je ne serai sûrement pas autant capable d’en parler ici ou à n’importe qui dans la vie, en général.
      A vrai dire, je ne connaissais pas cette définition d’une addiction et c’est vrai que c’est à réfléchir. Personnellement, j’en avais une autre définition mais elle peut rejoindre celle-ci, également. C’est vrai que lorsqu’on ressent un manque, c’est qu’il y a sûrement un problème. Pour moi, le problème est indéniable à partir du moment où on ne sait pas s’arrêter lorsqu’on commence. Même si ce n’est qu’une fois par mois. Si quand je prends un verre, j’en reprends un autre, puis encore un et que je ne m’arrête qu’au moment ou je vomis ou bien que je m’endors, alors c’est qu’il y a des questions à se poser. Mais si on ne sait pas s’arrêter, je suppose qu’on doit aussi ressentir un manque quand on ne consomme pas.
      C’est complexe, mais il faut être vigilant et se remettre en question pour éviter cette maladie…
      Et merci de parler du fait que la course puisse aussi devenir une addiction. C’est une chose à laquelle on ne penserait pas et pourtant, il faut faire attention à tout faire avec modération aussi… Quand ça devient extrême, ce n’est pas bon ♡

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